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Il s'agit du matériel courant du laboratoire d'électronique des
basses fréquences et de quelques accessoires. Tout d'abord on disposera d'un
générateur de fonctions pouvant délivrer des signaux sinusoïdaux, un modèle bas de
gamme sera largement suffisant. Un fréquencemètre avec la fonction périodemètre sera
nécessaire pour mesurer avec une certaine précision les périodes de signaux
sinusoïdaux, là encore point n'est besoin d'un appareil haut de gamme, un appareil à
cinq digits suffira amplement. Il faudra simplement le faire chauffer quelques
heures avant de commencer les mesures pour bien stabiliser sa base de temps. On aura
aussi besoin d'un contrôleur points permettant de mesurer les tensions
continues et sinusoïdales. Un oscilloscope standard à deux voies passant le continu
permettra de déterminer par la méthode de LISSAJOUS les fréquences où l'argument de
l'impédance est nul (l'ellipse se transforme en un segment de droite sur l'écran en
mode ).
Il faudra surtout fabriquer un boîtier de connexion à l'intérieur duquel on placera
un adaptateur générateur de courant alimenté par pile. Décrivons d'abord cet
adaptateur. Il utilise un double amplificateur opérationnel de type TL 072 à faible
bruit. Pour éviter de mettre deux piles pour l'alimentation du montage, l'un de ces
amplificateurs est monté en suiveur et son entrée + est à la moitié de la tension
d'alimentation grâce à un pont diviseur à deux résistances égales à . La
sortie de cet amplificateur sera donc la masse pour l'autre amplificateur qui est
monté en générateur de courant classique. L'élément sensible de ce montage est la
résistance de qui devra être aussi stable que possible: un modèle
dissipant ou même sera choisi pour cet usage. C'est cette
résistance qui sera la référence pour les mesures de modules d'impédance. On peut
remarquer que l'impédance dans laquelle on injecte le courant n'a pas de point à la
masse, cela est sans importance pour l'application envisagée ici et il aurait fallu
compliquer le montage avec des résistances de précision toujours chères pour obtenir
un point à la masse.
Le générateur de fonctions et l'oscilloscope sont tous les deux référencés à la
masse, en revanche le contrôleur, alimenté par pile, permet des mesures flottantes.
Un commutateur à deux circuits et trois positions nous permettra de mesurer les
tensions: aux bornes de la résistance, aux bornes de l'impédance et aux bornes de
l'ensemble en série. Lorsque, sur l'écran de l'oscilloscope, on obtient un segment
de droite, la tension aux bornes de l'ensemble est en phase avec la tension aux
bornes de la résistance, on en déduit que la tension aux bornes de l'impédance est
aussi en phase et c'est le seul résultat dont nous aurons besoin.
Un circuit auxiliaire à base d'une diode et de trois résistances permet de fournir
une tension continue de l'ordre de de façon à créer un courant pouvant
aller jusqu'à dans la résistance de . Cela nous sera utile pour
mesurer la résistance en continu de la bobine mobile. On utilise une diode
électroluminescente pour cet usage, cela nous permet, en plus, de savoir si
l'appareil est sous tension et économisera la pile.
Il nous reste à donner les valeurs des éléments passifs du circuit. Les deux
résistances font . , avec maintient un courant
de dans la diode ce qui est suffisant pour l'éclairer, surtout si on prend
un modèle à haute luminosité, guère plus cher et nettement plus brillant. et
constituent un pont diviseur d'environ , soit
et
. Le potentiomètre est un modèle linéaire de .
L'inverseur permet de basculer de la tension continue du montage à la tension
sinusoïdale fournie par le générateur de fonction. La résistance est bien le
modèle de dont on a déjà parlé.
Le montage a été optimisé pour fournir un courant de sortie de , largement
suffisant pour les mesures en faibles signaux sur les haut-parleurs. Pour cela il
faut régler la tension aux bornes de à en jouant sur le
potentiomètre. La tension aux bornes de l'impédance pouvant atteindre on
pourra mesurer des modules d'impédance jusqu'à , ce qui est bien
suffisant en pratique. Il est rare que l'on dépasse et toutes les
mesures pourront se faire sur le calibre du contrôleur.
Le montage pourra être réalisé sur un petit morceau de circuit imprimé en bandes au
pas de dont on découpera les bandes pour obtenir le résultat désiré. Le
tout sera ensuite mis dans une boîte d'environ
, sur
laquelle on fixera le potentiomètre, le commutateur et un certain nombre de douilles
"banane" pour les connexions avec le reste du circuit.
Le branchement du commutateur se fera de la façon suivante:
On branchera le contrôleur aux bornes , les deux entrées de l'oscilloscope
aux bornes et et le haut-parleur aux bornes . La sortie du
générateur de fonctions sera branchée aux bornes .
En courant continu, sur le calibre , on règlera à et on
lira la valeur de . On en déduit la résistance de la bobine mobile
en mesurant en .
mystic
2005-08-23
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