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Cette étude poursuit un double but, d'abord elle nous permettra de valider
expérimentalement le modèle choisi, ensuite elle nous permettra de mesurer des
caractéristiques du haut-parleur pour les utiliser dans la mise au point des
enceintes. L'inductance propre d'une bobine mobile dépasse très rarement le
, ce qui, à correspond à un module de l'impédance
inférieur à ; avec des résistances de l'ordre de
, on
pourra, dans un premier temps, négliger ce terme et écrire l'impédance sous la forme:
Le dénominateur de l'impédance motionnelle a une partie réelle égale à et une
partie imaginaire variable avec la fréquence. Dans le plan complexe cette impédance
sera représentée par une droite d'abscisse parallèle à l'axe des imaginaires.
L'inverse de ce nombre sera représenté aussi par l'inverse au sens géométrique de
cette droite comme on l'a vu en 1.7. On obtient donc un cercle, passant par le
centre d'inversion et de diamètre . Ajouter à ce nombre revient à
faire une translation de la même quantité le long de l'axe des réels.
Le cercle ainsi obtenu est appelé "cercle de KENNELLY"; il est caractéristique du
phénomène de résonance. Parfois on peut trouver une boucle dans la courbe
d'impédance, cela indique la présence d'une résonance.
On voit facilement que passe par un maximum pour
et que, pour
cette pulsation, l'argument est nul. Pour
l'argument est positif et
pour
l'argument est négatif, mais il ne faut pas que soit
trop grand, sans quoi on ne peut plus négliger l'effet de l'inductance. La valeur
est appelée pulsation de résonance de l'impédance, il lui correspond
une fréquence de résonance qui caractérise le haut-parleur. L'impédance prend
alors la valeur maximale "
".
Comme la courbe d'impédance est symétrique par rapport à l'axe réel, on se doute que
les fréquences qui donneront la même valeur de auront une relation simple.
Calculons d'abord la module de l'impédance en posant provisoirement :
On constate que le résultat est obtenu pour une valeur de , mais comme
peut être positif ou négatif on a deux valeurs et telles que
, en repassant au domaine des fréquences normalisées il vient:
soit, en multipliant par le produit ,
soit, finalement,
ou
.
Si on veut déterminer entièrement ces fréquences il faut se fixer une valeur de
. On choisit, pour simplifier les calculs, , que l'on reporte
dans la valeur de précédemment trouvée:
calculons
en tenant compte de
:
ce qui donne finalement
Il est traditionnel de poser , nombre sans dimension qui permet de
simplifier des calculs ultérieurs.
On peut se demander ce que devient l'expression de l'impédance pour assez
supérieur à . On ne peut plus alors négliger l'inductance propre de la
bobine, mais, fort heureusement, le terme devient petit devant et
nous le négligerons, ce qui donne pour nouvelle expression de :
La partie réelle de s'écrit:
ce terme semble tendre vers quand devient très grand. En fait c'est
un peu plus compliqué, car, du fait de l'effet de peau, le courant se concentre près
de la surface du conducteur et la résistance augmente, de sorte que la valeur de croît et n'est plus constante.
La partie imaginaire de peut s'écrire:
On constate qu'il existe une valeur de pour laquelle cette partie
imaginaire s'annule et, donc, pour laquelle l'argument de l'impédance devient, à
nouveau, nul. C'est un moyen de mesurer, approximativement, la valeur de
l'inductance propre de la bobine, la précision étant suffisante pour les calculs
ultérieurs de filtres.
On peut remarquer aussi, qu'aux fréquences élevées, l'impédance motionnelle devient
très faible et que l'impédance totale se confond avec l'impédance de la bobine
bloquée. On peut faire une mesure classique à une fréquence de quelques .
Mais cela suppose que l'on possède un pont de mesure en alternatif. La méthode,
utilisant la deuxième fréquence où l'argument de l'impédance est nul, nous semble
préférable car elle ne nécessite pas de matériel supplémentaire autre que celui
destiné à l'étude expérimentale de l'impédance que nous verrons plus loin.
mystic
2005-08-23
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